Les V-toys Enfants2 - les outils de l'écran Dessin(1)
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[edit] L’ESPACE DESSIN
L’utilité principale de l’espace dessin de Squeak est de servir à construire des objets qui permettent de traiter de sujets plus variés, personnels, environnementaux, ou imaginaires. Nous allons nous attacher ici au mode de fabrication de ces nouveaux venus qui peuvent soit se programmer exactement comme les autres, soit être créés pour le plaisir de l’expression plastique.
2 axes de travail :
- L’enfant part d’une idée directrice et vient sur l’écran dessin pour trouver les moyens de la mettre en forme.
(je veux montrer que si je trempe ma souris verte dans un pot plein d’huile, elle se transforme en escargot. Il me faut une souris – un pot – un escargot. Voyons comment je fais ça .)
En cas de difficulté, il recevra une aide ponctuelle.
- L’enfant découvre les ressources de la machine à dessiner et à peindre et cherche à les exploiter..
(J’ai fait plusieurs essais avec les formes géométriques pour voir, mais là on dirait que j’ai dessiné un super quelque chose qui ressemble à une machine volante .J’ai envie de la garder et de mettre plein de choses autour (ma maison, le ciel, des nuages, etc.) Peut-être qu’on pourrait la faire voler avec des extraterrestres ou bien en faire une image.
Dans ce deuxième cas, on explore les ressources des outils et on élimine ce qui est raté ou ne donne pas satisfaction (DFAIT - VIDE). Chaque enseignant organise à sa guise ces explorations en laissant les enfants partir seuls à l’aventure et en intervenant en cas de blocage, ou bien en leur proposant des secteurs d’expérimentation plus restreints (aujourd’hui on va voir ce que l’on peut faire avec des formes géométriques, le carré par exemple, et plein de couleurs) .
On décide, au cas par cas, ce que l’on va faire de ce que l’on a trouvé, et pourquoi pas construire un projet avec des briques.
[edit] La machine à dessiner et à peindre
Cliquer sur l’image pour se remettre en mémoire le rôle de chaque partie de cet appareil.
En sélectionnant successivement chacun des instruments proposés, on voit la souris changer d’aspect et prendre l’apparence soit d’un outil (pinceau ,seau) soit d’un motif à utiliser (un carré, un cercle, etc). Il suffit d’un autre clic sur d’autres zones, pour que le trait du pinceau soit plus épais, que la couleur change. L’aide de boutons spécialisés ( Dfait , Vide , Jete) permet des ajustements, des corrections ou des effacements instantanés. Les résultats obtenus en dessinant avec le pinceau ressemblent aux productions habituelles des enfants dont ils gardent la spontanéité, mais utiliser conjointement le dessin libre (le pinceau) et des tracés préprogrammés (les formes géométriques par exemple) ajoute, ça et là, de la précision, et augmente la rapidité d’exécution. Cela permet aussi de faire plus facilement des corrections, des changements d’orientations, des améliorations et tout un tas de chose que l’on ne pourrait pas faire à la main parce que c’est trop long et trop difficile. Mais nous savons aussi que certains effets propres aux arts plastiques traditionnels ne sont pas accessibles aux performances de cet outil. Il faudra donc ne pas chercher à les imiter et tirer parti des avantages proposés par la machine.
[edit] Liste des moyens proposés (rappel)
[edit] le pinceau
Avec les différentes épaisseurs de traits que l’on sélectionne dans le panneau réservé à cet effet, on va passer du tracé graphique fin à la tâche, de l’effet dessin à l’aspect peinture avec des traces plus larges et au motif décoratif.
[edit] Le seau
Sa fonction principale est le remplissage des surfaces fermées. Il exécute cette opération avec une rapidité très confortable. Mais il peut aussi répandre la couleur autour des objets , créant ainsi des fonds qui les mettent en valeur..
En pointant de nouveau les mêmes surfaces, on va pouvoir modifier leurs couleurs plusieurs fois et, de ce fait, être amené à faire un choix. (je n’aime pas cette couleur, c’est trop pâle ou trop foncé, c’est triste, je change, et si je mettais du rouge ?du gris ? du bleu ? comme cela ça me plait !) C’est une mini évaluation visuelle qui s’opère, et le début d’une éducation de l’œil même si elle est très modeste.
[edit] La gomme
C’est un outil d’effaçage qui aura, comme le pinceau, diverses largeurs. La couleur est complètement éliminée sur son passage, mais c’est aussi une gomme à dessiner qui peut créer des effets extrêmement divers (des négatifs entre autre). .
[edit] La pipette
Elle permet de récupérer le ton exact d‘une couleur figurant sur un objet présent sur l’écran dessin pour s’en servir ailleurs. Elle s’avère très utile quand il s’agit de retrouver un ton déjà utilisé dans un dessin ou de masquer un détail indésirable, ou bien, quand on veut travailler avec des tons inédits n’existant pas dans le nuancier, en allant les chercher sur des documents venus de l’extérieur (photo ou autre) .
NB. Pour amener un document extérieur sur l’écran, il faut en choisir un déjà enregistré (ou que l’on enregistre) dans un des formats interprétables par Squeak (gif, jpeg ou jpg par exemple ) puis le sauvegarder avec un nom dans un fichier Squeak où il sera récupérable.
- Comment sauvegarder photoX.jpeg : appeler successivement – disque local( C ) - My Squeak – Toto (nom du fichier personnel) – enregistrer.
- Comment rappeler le document : Ouvrir le menu Monde (appuyer la touche ESC sur le clavier) – cliquer Nouveau Morph – choisir l’option ‘A partir d’un ficher’ – cliquer sur le nom du document - .PhotoX apparaît sur l’écran où il devient un objet comme les autres avec un halo et la poignée grise pour aller sur l’écran dessin..
[edit] Le nuancier
C’est un outil commode pour sélectionner les couleurs que l’on désire utiliser. Il se présente comme un éventail sommaire de teintes qui se déploie dès qu’on le pointe avec la souris. Cliquer sur l’une d’elles la fait apparaître dans le sélecteur des largeurs de traits (les cercles) qui est juste au dessus, et la couleur est utilisable aussi bien avec le seau que le pinceau. Elle se met parfois dans un présentoir sous-jacent qui permet de la réutiliser. C'est une gamme de couleurs numériques, identique à celle des couleurs de la lumière et décrite par la physique. On peut les observer dans l’arc en ciel ( elles glissent du rouge au vert en passant par le jaune). La partie centrale du nuancier donne les couleurs au maximum de leur intensité colorée et elles évoluent vers des éclaircissements et le blanc dans la partie supérieure et un assombrissement et le noir vers la base. Les mélanges intermédiaires se combinent entre ces 3 pôles et l’on ne peut obtenir ici, avec ce nuancier, ces teintes subtiles qui naissent sous le pinceau du peintre en mélangeant de façon complexe les pigments de la peinture qui sont d’une autre nature (on ne peut trouver les gris-bruns-roux avec une pointe de bleu par exemple que l'on voit dans la photo ci-dessus). Ces mélanges picturaux appartiennent à un autre système de la formation des couleurs que l’on peut expliquer à des grands qui s’en étonneraient.
[edit] Les formes géométriques
La partie inférieur de la machine propose à peu près les mêmes formes géométriques que le catalogue des Accessoires. On peut jouer avec les modifications de leurs formes et de leurs couleurs, avec l’aspect de leurs bordures, mais il y a cependant des différences.
- Quand on a sélectionné une forme elle s’agrandit ou s’élargit en déplaçant la souris un peu dans tous les sens, mais se construit à partir d’un point en forme de croix qui est situé soit à l’angle soit au centre de la figures en question.
- Le triangle/polygone a des mini-poignées comme les polygones du magasin des accessoires
- un inédit, la ligne droite, qui permet d’enchaîner des segments rectilignes.
- La zone NO Color jumelée aux épaisseurs de traits les plus fines produit des surfaces géométriques graphiques aux contours extérieurs noirs.
- les couleurs d’une surface sont de teinte uniforme. Il n’y a aucun moyen de faire des dégradés de couleurs.
Agencées entr’elles ces formes donnent naissance à des combinaisons variables à l’infini
NB : Ce qu’il faut savoir, c’est que, contrairement aux formes géométriques du magasin des accessoires, si l’on a regroupé plusieurs formes sur l’écran, elles sont solidaires les unes des autres. Quand on renvoie l’ensemble sur l’écran Monde (FINI), il constitue UN SEUL OBJET avec un seul halo.
[edit] La duplication par tampon
C’est une mise en mémoire provisoire d’un ou plusieurs motifs dans un réservoir de formes aux cases multiples pour des utilisation ultérieures de style répétitif. On y a accès en ouvrant la section ‘TAMPONS’ à la base de la machine et en cliquant sur le premier réservoir.
- un outil en forme de coin sert à encadrer le motif que l’on a sélectionné. La souris prend aussitôt l’apparence de ce motif ou d’un de ses fragments et le reproduit chaque fois qu’on la pose sur l’écran. A la différence de la saisie d’écran ordinaire, le fond autour de l’objet n’est pas capturé.
- enregistré, le motif pourra être repris chaque fois que l’on cliquera sur sa case (le nombre des cases est supérieur à 3 et il en apparaît de nouvelles en appuyant sur les flèches bleues).
- L’utilisation la plus immédiate est la répétition simple avec tous les effets utilitaires ou décoratifs que l’on peut en tirer.
- les cases peuvent mettre en mémoire l’image de plusieurs objets différents ou des regroupements de motifs combinés de multiples façons.
- Enfin les empreintes peuvent être manipulées en leur faisant subir des fragmentations et des regroupements. Sur l’écran on peut jouer avec des juxtapositions, des superpositions ou des glissements. Le jeu des combinaisons est très grand.
NB. Tout ce que contiennent les réservoirs de formes est perdu quand on réintègre l’écran Monde.
[edit] Travailler avec la machine à dessiner et à peindre
Il est utile de tester chacun de ces outils pour en connaître les ressources, mais surtout il faut apprendre à s’en servir en considérant la machine comme une assistante à laquelle on demande de fournir virtuellement tout ce dont on a besoin, en cliquant tout simplement sur une touche ou des boutons.
- Je veux dessiner avec un trait fin (clic sur le pinceau, clic sur le distributeur de traces).
- Je veux faire des ronds de toutes les tailles, pas besoin de compas (clic sur le cercle, clic sur ce point, clic sur cette couleur)
- Je veux recopier ce petit dessin (clic sur ce tampon, zap autour de cet objet) etc.., etc.
C’est une autre façon de travailler qui demande de réfléchir aux moyens à employer, de choisir ses outils, de vérifier le réglage des paramètres, et de coordonner et raisonner ses gestes. C’est une autre démarche qui , quand elle est bien assimilée, permet, non pas de faire tout à fait comme si on travaillait avec ses mains et des outils traditionnels (il y a des choses que l’on ne pourra jamais faire avec l’ordinateur), mais de découvrir un nouveau moyen d’expression permettant de produire des œuvres personnelles avec une grande facilité et une grande diversité.
[edit] L’aide au dessin
On peut et l’on doit mixer les procédés. En fait de dessin, certains outils de traçage et certaines constructions automatiques (figures géométriques ou autres) se révèlent parfois utiles pour pallier les défaillances et les hésitations de la main qui utilise le pinceau :
- Je veux dessiner une chouette, et si je prenais le cercle pour lui faire une tête bien ronde , et aussi les yeux.
- ce qu’on peut faire avec le carré m’aide à construire mes maisons.
- Mon clown sera plus joli si je peux prendre des formes géométriques toutes prêtes pour lui dessiner la figure et décorer son costume, etc.
On peut donc décider de travailler avec des surfaces géométriques pour dessiner des formes étrangères à la géométrie. Dans ce cas, la gomme est indispensable pour supprimer les parties inutiles des tracés (fragments de cercles ou de rectangles).
Les formes géométriques se construisent avec des axes verticaux ou horizontaux. Pour en orienter une à l’intérieur d‘un dessin, il faut utiliser la poignée rouge de la partie supérieure de l’écran. Mais il est nécessaire de commencer par celle-là, avant de placer les autres car, autrement, c’est l’ensemble qui bascule.
Comme le pinceau, la gomme doit être reliée à un des points du tableau des épaisseurs de traits. Cela permet des effaçages beaucoup plus pointus.
[edit] le regroupement des modes de réalisations
Dans un même exercice, on peut faire appel, successivement et selon les nécessités, à plusieurs procédés.
- Pour mon camion radar, j’ai besoin de dessiner des antennes et des paraboles, il me faut donc me servir du trait rectiligne et du cercle.
- J’ai choisi de dessiner mon camion gris avec le carré et No Color. J’ai besoin du seau pour lui donner des couleurs.
- Pour le camion jaune j’ai pris le carré. Avec un trait de grosse épaisseur et la couleur jaune, c’est toute la surface qui est jaune et il n’y a pas de cadre autour..
- Comme j’ai besoin de roues à mes camions, j’en ai dessiné une à côté et j’ai utilisé le tampon pour la dupliquer.
Comme on le voit, chaque réalisation fait appel à un ensemble de procédés qu’il faut gérer et dont il faut contrôler les paramètres et les enchaînements. C’est une autre façon de travailler. Mais nous n'allons pas nous en tenir à cela, et, dans le prochain chapitre, nous verrons que l'on peut aller plus loin.
[edit] Chapitre suivant:
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